Nombreuses sont les accusations lancées sur le manque de fiabilité des radars.
Automobile
Club a agit sur plusieurs affaires de contestation pour des
contraventions d'excès de vitesse.
Ainsi
récemment il a essayé de montrer (comme l'association 40
millions d'automobilistes) à l'aide de preuve que les PV d'excès de vitesse
relevés par des radars automatiques Sagem et contrôlés
annuellement par la même société sont illégaux.
Cependant,
à l'assemblée nationale, le gouvernement a confirmé
la fiabilité de ces radars.
Automobile
Club a aussi montré de nombreuses irrégularités
de procédures comme :
- Imputation d'un retrait de points alors que l'infraction n'était pas définitive.
- Invalidation du permis de conduire, du fait de la non application de la règle du cumul.
- Invalidation du permis de conduire car non prise en compte d'un stage
- Invalidation du permis de conduire malgré non respect de l'information préalable obligatoire.
- Erreur quant à la date définitive d'une infraction ne concordant pas avec une contestation d'infraction auprès de l'OMP
- Retrait de points au titre d'une infraction ne le concernant pas
- Retraits de points malgré un classement sans suite du dossier par l'Officier du Ministère Public
- Confusion sur interprétation de l'information donnée sur le procès verbal
- Retrait de points et invalidation de permis de conduire suite au prêt d'un véhicule
...
De
nombreuses affaires récentes mettaient en cause le mauvais
positionnement des radars.
Pour
qu'un radar automatique fixe ou mobile délivre une mesure de
vitesse correcte, il devrait être disposé de façon
à ce que l'angle entre l'axe du faisceau d'émission
et la trajectoire des véhicules soit de 25°.
Un
angle de visé inférieur à 25° entraînerait
donc une majoration de la vitesse calculée et un angle de
visée supérieur à 25° une minoration de la
vitesse calculée.
Certains
automobilistes ont été relaxés en invoquant
cette erreur de positionnement, mais en mars dernier la cour de cassation a jugé que le bon
fonctionnement du radar était suffisamment établi par
son homologation et sa vérification annuelle.
Il
a aussi été démontré que pour que les
mesures de vitesses du MESTA 210, un des radars les plus utilisés,
il faut une ligne droite d'au minimum 20.5m. si cette condition
n'est pas respectée l'automobiliste peut contester la
contravention.
La
CNIL a elle-même constaté des insuffisances de
traitement. Par exemple, en l'absence d'une partie du numéro
d'immatriculation sur la contravention, le centre national
technique de Rennes ne peut pas consulter son fichier à partir
des noms et prénoms.
Il
ne peut pas non plus tenir compte du changement d'adresse d'un
contrevenant si celui-ci ne l'a pas mentionné auprès
du fichier national des immatriculations. Les envois de courriers
sont alors non remis et entraînent des frais de justice
inutiles.
Autre
problème qui peut nuire aux conducteurs, la demande d'accès
aux clichés pris par les radars ne sont pas toutes
satisfaites. Ceci prive ainsi certains de leur droit de contestation.
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